Photovoltaïque

 

Le terme « photovoltaïque » est composé du mot de grec ancien « photos » (lumière, clarté) et du nom de famille du physicien italien (Allessandro Volta) qui inventa la pile électrique en 1800 et donna son nom à l’unité de mesure de la tension électrique : le volt.

L’effet photovoltaïque, découvert en 1839 par le français Antoine-César Becquerel, désigne la capacité que possèdent certains matériaux, notamment les semi-conducteurs, à convertir directement les différentes composantes de la lumière du soleil (et non sa chaleur) en électricité.

L’effet photovoltaïque représente ainsi la seule alternative existante à la production d’électricité à partir de la force mécanique, puisque toutes les autres techniques sans exception, renouvelables ou non, font appel à des génératrices tournantes (alternateurs ou dynamos) qui peuvent être actionnées de diverses manières : vapeur, vent, force de l’eau, courants marins, …

Information : l’autoconsommation pour le photovoltaïque

Beaucoup de publicité actuellement pour des installations qui vantent l'autoconsommation de l’électricité produite par le photovoltaïque…

On parle en général de parité réseau pour parler du moment où les coûts de production de l’électricité photovoltaïque avec un petit système seront inférieurs aux prix de l’électricité facturés aux ménages (prix de détail). Lorsque ces deux coûts seront comparables, il deviendra "rentable" d’autoconsommer (du point de vue financier) son électricité.

Cependant, comme seulement 20% à 40% de la production d’électricité photovoltaïque sera consommée sans dispositif de stockage, la majeure partie de l’électricité photovoltaïque produite devra dans un premier temps continuer à être injectée dans le réseau et donc être rémunérée convenablement pour garantir la rentabilité des installations.

Pour atteindre un taux d’autoconsommation plus élevé, de l’ordre de 60% à 90 %, il faudra ajuster la taille de l’installation photovoltaïque à la consommation du ménage et ajouter un système de stockage ajusté. Encore faudra-t-il que le coût de production, auquel on ajoute le coût du système de stockage, encore très élevé, reste inférieur au prix du détail.

Système photovoltaïque raccordé au réseau :

Une centrale photovoltaïque produit du courant continu, pour la relier au réseau, il faut impérativement transformer ce courant à l’aide d’un onduleur qui envoie ensuite du courant alternatif sur le réseau.

L’électricité photovoltaïque, un bien vendu à un tarif réglementé

Le kilowattheure d’électricité photovoltaïque est vendu par le producteur à un tarif fixé par arrêté dans le cadre de l’obligation d’achat.

Le producteur photovoltaïque injecte de l’électricité sur le réseau ; l’acheteur est obligé d’acheter l’énergie photovoltaïque à un prix fixé par la loi. Ce mécanisme permet d’aboutir à une rentabilité financière variée en fonction du niveau du tarif d’achat et de la localisation géographique du site de production.

Critères d’intégration au bâti (IAB) et d’intégration simplifiée au bâti (ISB)

Les critères techniques et non techniques d’intégration sont définis à l’annexe 2 de l’arrêté du 4 mars 2011. Il incombe aux porteurs de projet de les vérifier et aux installateurs du système d’attester sur l’honneur le respect de ces critères.

Critères techniques d’intégration : Différences principales entre IAB et ISB

Les différences principales sur le plan technique entre l’intégration au bâti (IAB) et l’intégration simplifiée au bâti (ISB) sont les suivantes :

Fonction d’étanchéité

Dans le cas de l’IAB, ce sont les panneaux qui doivent assurer la fonction d’étanchéité du bâtiment. Dans le cas de l’ISB, c’est le système photovoltaïque qui doit assurer la fonction d’étanchéité du bâtiment.


Plan de la toiture

Dans le cas de l’IAB, le système photovoltaïque doit être dans le plan de la toiture et ne doit pas excéder des hauteurs de dépassement, fixés à 60 mm pour 2011 puis 20 mm à partir du 1er janvier 2012 (date de dépôt de la demande complète de raccordement au gestionnaire de réseau).

Dans le cas de l’ISB, le système photovoltaïque doit être parallèle au plan de la toiture.

Dans les deux cas, le système photovoltaïque doit remplacer des éléments du clos et couvert. Si ce n’est pas le cas, le système est alors considéré en surimposition et ne peut bénéficier des tarifs d’intégration.



Tarifs de vente de l'électricité photovoltaïque

applicable au 1 janvier 2014 pour les installations photovoltaïques:(du 1 janvier 2014 au 31 mars 2014). 1er trimestre 2014.

A souligner que le crédit d'impôt 2014 pour les installations photovoltaïques est supprimé


   Tarif 01/01/2014 (c€/kWc)
    
Type de tarif
Type d'intégration
Puissance (kWc)
BaseBonification 5%
Bonification 10%
      
T1intégration au bâti (IAB)
[0-9]28,5129,9431,36
      
T2Intégration simplifié au bâti (ISB)
[0-36]14,5415,2715,99
[36-100]13,8114,515,19
      
T3Tout type d'intégration
[0-12000]7,367,738,1


Exemple de schéma d'une installation :



Système isolé ou autonome :

Un système photovoltaïque isolé alimente l’utilisateur en électricité sans être connecté au réseau. Il fonctionne grâce à l'utilisation de batteries pour le stockage d'électricité et d'un contrôleur de charge pour la longévité de l’installation.


Aspect Environnemental :

Une étude sur l'impact environnemental du photovoltaïque dans les pays de l'OCDE (réalisée par Hespul avec le soutien de l'ADEME) montre qu’un système photovoltaïque complet met entre 1,5 et 3 ans pour produire l'énergie nécessaire à sa fabrication.
Ainsi, un système photovoltaïque va rembourser 8 à 18 fois son contenu en énergie au cours de sa vie.

Nos réalisations :